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L'ordre victorien pour Hélène Desperrier

Pour leur apport «exceptionnel et singulier» à l'histoire de Victoriaville, Hélène Desperrier du Parminou, Jean Lambert, comptable tout aussi créatif qu'engagé, le Grand Défi et, à titre posthume, François Bourgeois ont reçu l'Ordre victorien. Il s'agit de la plus haute distinction honorifique décernée par la Ville de Victoriaville.

Animée par Nicolas Gendron, l'annuelle cérémonie – la sixième -  a pris place au Carré 150, la lourde médaille et le certificat étant remis à chacun par le maire André Bellavance.

L'Ordre victorien n'a rien d'une secte vouée au culte de la reine Victoria, a dit l'animateur avec humour.

La création de l'Ordre est en quelque sorte un legs des célébrations du 150e anniversaire de Victoriaville (2011), les Fêtes victoriennes cherchant à reconnaître annuellement des gens et des organismes émérites, a précisé le président Clément Bernier.

Un jury détermine les récipiendaires dont l'œuvre a contribué à «façonner la vie des citoyens» et dont la portée fait rayonner Victoriaville, soutient, pour sa part, le maire Bellavance.

Il a par ailleurs annoncé que la Ville attendait les suggestions d'un comité réfléchissant aux possibilités d'immortaliser la mémoire de ces citoyens et organismes émérites faisant partie de l'Ordre victorien créé en 2012.

La cérémonie d'une quarantaine de minutes a permis de retracer le riche parcours de ces citoyens et organismes émérites, les textes fouillés ayant été rédigés par Monique Giroux.

Remise Ordre victo H DesperrierIl y a un peu d'Hélène Desperrier dans les quelque 500 productions créations théâtrales du Parminou. On a rappelé qu'elle était la seule cofondatrice de la coopérative théâtrale encore en poste, le Parminou ayant pris naissance à Québec en 1973, ayant choisi de s'installer à Victoriaville en 1976. Elle a fait du théâtre une «arme d'éducation massive», le Parminou «voyageant léger» se produisant partout au pays et même à l'extérieur.

De Jean Lambert, on a parlé de sa longue carrière de comptable, de prof au cégep de Victoriaville, de son engagement comme chef de la cellule de mentorat de la Corpo économique et de ses réalisations comme les prêts d'honneur pour soutenir les jeunes entrepreneurs et de l'Académie entrepreneuriale Desjardins, une formation adaptée aux gestionnaires.

Le germe du Grand Défi remonte à 1996 au moment où Victoriaville déposait sa candidature pour accueillir la finale des Jeux du Québec. La Ville avait alors dû s'incliner devant Montréal. Loin de se laisser abattre, le comité se mue en organisme légalement constitué en 1998. Le Grand Défi était lancé. Présidé par René Lemieux, l'organisation a élargi ses activités, ayant permis, depuis sa fondation de faire bouger 20 000 personnes, des débutants comme des athlètes… provenant de 140 villes du Québec. Outre ses épreuves de septembre, son triathlon et son Bonjour Printemps, le Grand Défi en concocte une d'hiver pour marquer son 20e anniversaire en 2018.

Comme c'est l'habitude et avec la contribution de la Société d'histoire, l'Ordre victorien admet aussi à titre posthume une institution ou un citoyen. Cette année, cet honneur revient à François Bourgeois (1917-2001), ingénieur et entrepreneur, qui fut l'âme et le cœur de Lactantia créée il y a tout juste 70 ans. La présentation a permis de revoir le parcours de M. Bourgeois, ingénieur et entrepreneur en construction dont plusieurs bâtiments (le Clarétain, l'école J.P.H. Massicotte, l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, le CLSC Suzor-Coté) portent la signature. La lourde médaille a été remise à sa conjointe, Monique Hamel avec laquelle il a engendré six filles, dont Marguerite qui, l'an dernier, la recevait aussi.

«Puisse sa mémoire inspirer notre communauté», a également souhaité Nicolas Gendron, faisant référence à Francine Langlois présente en 2015 pour accueillir la médaille de l'Ordre au nom du Carrefour d'entraide bénévole. Elle est décédée il y a quelques semaines.

Source: Hélène Ruel, La Nouvelle Union, TC Média - 17 mai 2017
Crédit photo: Hélène Ruel, TC Média