À la rencontre des aînés
À la rencontre des aînés
vendredi, 27 mars 2020

Par Ariane Coddens-Bergeron

Dans le cadre de mon travail de coordonnatrice à la diffusion et aux campagnes jeunesse au Parminou, j’ai quelques fois la chance d’être sur le terrain. On pourrait penser que mon travail se résume à coordonner des représentations et à vendre des spectacles. À ceci, je répondrai : que nenni ! Parfois, la réalité de la promotion exige de se déplacer directement dans les milieux ciblés pour éveiller l’intérêt chez la clientèle visée par certains projets. Ce fût le cas pour « Les Rendez-vous théâtraux », une initiative rendue possible grâce au soutien de la Ville de Victoriaville. En effet, grâce à ce projet, 12 lectures théâtralisées seront présentées à la clientèle aînée de Victoriaville et des environs à un prix d’ami, au cours de l’année 2020. Trois de nos textes sont proposés dans le cadre des « Rendez-vous théâtraux » : Contes en souffrance, qui traite des abus dont peuvent être victimes les ainés, Le vent dans les voiles, une pièce sur la condition féminine à travers les époques et Autrement que comme une grande frayeur, une œuvre aux accents poétiques qui aborde la mort de façon simple et décomplexée.

Pour faire la promotion de ce projet et pour expliquer ce que ça mange en hiver, une lecture théâtralisée, j’ai dû me déplacer directement dans les résidences pour aînés. En passant, pour les non-initiés, une lecture théâtralisée, c’est du théâtre qui voyage léger, sans décor ou presque et où toute la place est laissée au texte et à l’interprétation puisque les comédiens font une lecture du texte au lutrin. Et devinez quoi ? Cette tournée sur le terrain m’a fait découvrir des personnes formidables, des gens qui, aux postes d’animateurs culturels dans les résidences pour aînés, ont à cœur le bien-être de leurs résidents. Ceci n’est pas une publicité gratuite pour le Manoir Victoria ou la Villa St-Georges (quoi que, en ces temps de crise, toute liquidité supplémentaire serait bienvenue), mais j’ai particulièrement été touchée par le dévouement de Charles Provencher et d’Émilie Levesque.

Au Manoir Victoria, j’ai pu constater que monsieur Provencher tient à ce que le plus d’activités possibles soient disponibles pour ses résidents. L’enthousiasme de ce dernier pour note projet était communicatif. Je suis sortie de cette rencontre le sourire au visage avec le sentiment qu’une fois de plus, le Parminou allait accomplir sa mission : aller toucher directement les gens grâce au théâtre social. À la Villa St-Georges, c’est une Émilie Levesque tout en sourire et en dynamisme qui m’a accueillie. J’ai pu sentir que cette responsable des activités culturelles et sociales était investie totalement dans sa mission de faire de la résidence un lieu stimulant où il fait bon vivre. Madame Levesque a elle aussi sauté à pieds joints dans notre projet, pour le plus grand bonheur à venir de ses résidents.

Finalement, cette tournée sur le terrain ne m’aura pas seulement permis de promouvoir la mission et les activités du Parminou. En effet, c’est lors de ce genre de situation où j’ai la chance de faire la connaissance de gens de cœur que je retombe en amour avec ma ville d’adoption et qu’un sentiment de fierté de faire partie de cette communauté à l’échelle humaine croit dans mon fort intérieur.

Texte publié dans la Nouvelle Union, partenaire du Parminou 

NOUVELLE UNION LOGO

Poster un commentaire

Vous êtes indentifier en tant qu'invité.

 

Quoi de neuf au centre de création ?
  • lundi, 25 mai 2020

    Le Parminou à la rencontre des autochtones

    Au début du mois de mars, notre codirecteur artistique Jean-François Gascon, la photographe Isabelle de Blois et l'auteure Atikamekw Véronique Hébert sont allés faire des ateliers de documentation vivante à Waskaganish dans la communauté Crie et à Pikogan, chez les Anishinabeg pour l'écriture de "Awa", une pièce sur la fierté identitaire autochtone.

 

 

 
REPORT DE LA SOIRÉE-BÉNÉFICE À L'ANNÉE 2021

Suite à l’annonce des diverses mesures émises par le Gouvernement du Québec depuis la semaine dernière, le Théâtre Parminou a pris la décision d’annuler sa 27e soirée-bénéfice qui devait avoir lieu le 7 avril prochain, au Cabaret Guy-Aubert.


Téléphone : 819 758.0577
Téléphone : 514 383.7077

Restez informé !